Technique & composants
August 28, 2026

Lucarne de toiture : types, étanchéité et entretien

Types de lucarnes, étanchéité des jonctions et entretien, version couvreur du Québec.

Types de lucarnes, étanchéité des jonctions et entretien, version couvreur du Québec.

Une lucarne de toiture est une construction en saillie qui perce le versant pour amener une fenêtre à la verticale, dans un espace que la pente rendait inhabitable. Combles aménagés, chambre sous les rampants, couloir de deuxième étage : c'est un gain de lumière et de volume habitable dont peu de propriétaires voudraient se passer une fois qu'ils l'ont.

Techniquement, c'est aussi l'élément qui concentre le plus de jonctions dans le moins d'espace de toute la couverture. Deux jouées, un fronton, une base, deux noues, un vitrage, parfois un petit toit à part entière avec sa propre pente. Chaque jonction est un endroit où l'eau peut ralentir au lieu de continuer sa descente, et chaque ralentissement est un candidat à l'infiltration.

Sur les duplex et les cottages de Montréal, Outremont ou Verdun, il n'est pas rare d'en compter trois ou quatre sur la même façade. On fait ici le tour des modèles qu'on croise vraiment au Québec, de ce que le Code de construction du Québec demande à ces jonctions, et de l'entretien qui évite d'avoir à réparer de la charpente.

Points clés à retenir

  • Deux fonctions, pas plus. Amener lumière et aération aux combles, et gagner de la hauteur habitable dans une pièce sous les toitures.
  • Les jonctions décident de tout. Le Code de construction du Québec, chapitre I, Bâtiment, exige un solin à la jonction d'un toit en bardeaux et d'un mur (article 9.26.4.5. hors maçonnerie, article 9.26.4.4. en maçonnerie).
  • Le solin à gradins se monte rang par rang. Chaque élément recouvre le suivant d'au moins 75 mm, selon le même article 9.26.4.5.
  • L'installation d'une lucarne rampante n'est pas celle d'un versant ordinaire, parce que son inclinaison est plus douce.
  • Ne bouche pas la ventilation. Le bulletin nº5 de l'AMCQ, une bonne pratique reconnue et non une exigence du Code, rappelle de vérifier que l'air circule librement dans tout l'entretoit, sans interférence des saillies ou des cheminées.
  • Le climat d'ici est le vrai test. L'article 9.26.1.2. du même Code exige que la toiture et ses solins réduisent au minimum l'infiltration d'eau causée par les bancs de glace.

Une lucarne de toiture, c'est quoi exactement

Le glossaire du manuel de l'ACEC (Association canadienne des entrepreneurs en couverture) la décrit comme une petite structure séparée, installée sur un toit incliné de façon à laisser plus d'espace en dessous du toit et à recevoir une fenêtre verticale. Autrement dit : une baie verticale en saillie dans la pente, coiffée de sa propre petite toiture.

Les pièces à connaître, parce que ton couvreur va les nommer dans sa soumission :

  • Les jouées : les deux petites parois latérales qui montent depuis le versant.
  • Le fronton : la façade avant qui porte les fenêtres. Sur le modèle à pignon, il est triangulaire.
  • Sa petite toiture : faîte, versants, parfois croupe, avec deux ou trois pans.
  • Les noues, à gauche et à droite du raccord.
  • La structure : chevrons nains, linteau, appuis sur la charpente existante.

Nuance de vocabulaire : l'ouvrage est en saillie. La variante dite rentrante, elle, est creusée en retrait dans le versant. Et une fenêtre de toit posée à plat n'appartient pas à la même famille, même si la fonction d'éclairage se ressemble. Dans un comble aménagé, les deux cohabitent souvent, comme on l'explique dans notre article sur le toit cathédrale, l'isolation et la condensation.

Les formes qu'on rencontre au Québec

C'est l'architecture de la maison qui dicte le modèle, pas la technique. Plusieurs de ces formes viennent du bâti ancien et se sont installées dans l'architecture d'ici avec les maisons de style. Voici les formes courantes et ce qu'elles impliquent au moment de la pose.

Type de lucarneFormeStyle architecturalVigilance
Lucarne à pignon (jacobine)Deux pans, fronton triangulaireVictorien, plex montréalaisDeux noues à drainer
Lucarne rampante (chien-assis)Un seul pan, incliné doucementCombles rénovés, bungalowsChoisir le bon bardeau
Lucarne à croupeTrois pansCottage, maison champêtreBeaucoup de coupes
Lucarne capucineToit prolongé au-delà de la façadeInspiration normandeRapport à la façade
Lucarne meunière (gerbière)Fronton au nu de la façadeGranges reconvertiesRelevés hauts, contre-solin
Lucarne chapeau de gendarmeToit cintré, jouées galbéesPatrimoineTravail de tôlier
Œil-de-bœufOuverture ronde ou ovaleToit à la mansardeÉtanchéité circulaire

Le modèle à pignon

La plus répandue. Deux versants symétriques, un fronton triangulaire, une baie au centre. Le geste est décrit dans le manuel de l'ACEC : quand on enfaîte ce genre de saillie, on ramène le faîte sur la pente principale pour que les bardeaux se chevauchent dans la bonne direction. Ça a l'air d'un détail. C'est ce qui empêche l'eau de remonter sous le faîte au bout de dix ans.

Le modèle rampant

Un seul pan, incliné plus doucement que le reste du versant. C'est la solution la plus économique pour la création d'une pièce dans les combles, et c'est aussi celle qui donne le plus de trouble ici, parce qu'une inclinaison douce ralentit l'eau et retient la neige. Le tableau 9.26.3.1. du Code place les bardeaux bitumés courants à partir de 1:3 (4/12) et ceux dits pour faible pente à partir de 1:6 (2/12). Sous 1:3, la sous-section 9.26.8. impose une autre méthode : au moins trois épaisseurs de bardeaux sur toute la surface sauf les deux premiers rangs, et des jupes maintenues au mastic. Un poseur qui traite ce modèle comme un versant ordinaire prépare une fuite.

Les modèles de style

Forme cintrée, chapeau de gendarme aux jouées galbées, meunière ou gerbière, œil-de-bœuf : on les trouve sur les maisons anciennes, sur les toits à la mansarde, dans des secteurs comme le Plateau ou Westmount. La courbe complique le recouvrement, donc on travaille souvent en tôle formée à la main. Cherche alors un couvreur qui a un tôlier dans son équipe : le répertoire de couvreurs à Westmount est un bon point de départ.

Étanchéité : les cinq points où l'eau entre

Le raccord jouée-versant

Les jouées se comportent comme des parois verticales, et le Code les traite comme telles. À la jonction d'un toit en bardeaux et d'un mur qui n'est pas en maçonnerie, l'article 9.26.4.5. exige un solin prolongé d'au moins 75 mm sous le papier de revêtement et d'au moins 75 mm du côté de la couverture, les éléments en gradins se recouvrant d'au moins 75 mm. En maçonnerie ou en pierre, l'article 9.26.4.4. demande un solin de base et un contre-solin encastré d'au moins 25 mm, couvrant la maçonnerie sur au moins 150 mm.

L'ACEC détaille le geste : les solins à gradins sont 75 mm plus longs que le pureau des bardeaux, pliés pour se prolonger d'au moins 100 mm sur le platelage et remonter de 100 mm sur la jouée, un morceau par rang. Notre article sur le solin de toiture décortique ce montage.

La base, au raccord du bas

Le point faible numéro un, celui du client de Rosemont. Le devis de l'AMCQ (Association des maîtres couvreurs du Québec), division 4, qui est une bonne pratique de l'industrie et non une exigence minimale du Code, demande d'appliquer la membrane bitumineuse autoadhésive autour des puits de lumière et des saillies de ce type sur au moins 915 mm sur le support et 200 mm sur le relevé, et jusqu'en bordure inférieure du toit face à ceux-ci. Cette dernière partie compte : l'eau qui contourne l'obstacle descend en filet concentré, et c'est cette bande protégée qui l'accompagne jusqu'à l'avant-toit.

Les noues

De chaque côté, la rencontre des deux plans forme une noue. L'article 9.26.4.3. demande qu'une noue de toit à bardeaux soit recouverte d'un solin posé sur un support continu, et qu'un solin de noue à découvert compte au moins une épaisseur de tôle de 600 mm de largeur minimale ou deux épaisseurs de matériau en rouleau.

Installation : poser des bardeaux, étape par étape

  • Protéger d'abord : membrane autoadhésive à la base et sur tout le pourtour selon les valeurs du devis de l'AMCQ, puis les noues.
  • Poser la couche de pose, parallèlement au débord de toit, joints recouverts d'au moins 50 mm, et recouvrant la protection du débord d'au moins 100 mm (articles 9.26.6.1. et 9.26.6.2.).
  • Monter les solins à gradins avec les rangs, un morceau par rang, jamais tous d'un coup à la fin.
  • Faire buter les bardeaux contre les jouées, par-dessus la patte du solin.
  • Prévoir au moins deux épaisseurs de bardeaux partout sauf aux entailles (article 9.26.7.1.) et au moins quatre clous ou agrafes non exposés par bardeau de 1 m de largeur (article 9.26.7.4.).
  • Terminer le faîte en le ramenant sur le versant principal, comme le décrit l'ACEC.

Le pureau exact, les fixations supplémentaires en zone de vent et l'inclinaison minimale d'un modèle donné de bardeau relèvent du fabricant, pas du Code : ces valeurs se lisent sur l'emballage et conditionnent la garantie du produit. Les propriétaires confondent trois choses distinctes, la garantie du fabricant sur le bardeau, celle que l'entrepreneur donne sur sa main-d'œuvre, et la garantie légale administrée par Garantie de construction résidentielle pour les bâtiments résidentiels neufs.

Les erreurs de chantier qu'on voit revenir

Quatre fautes reviennent presque à chaque diagnostic, et aucune ne coûte cher à éviter au moment de la pose.

  • Les gradins posés à la fin. Le poseur monte toute la couverture, puis glisse les pièces métalliques par-dessus et scelle le tout. Le recouvrement de 75 mm exigé à l'article 9.26.4.5. n'existe alors plus dans le bon sens, et l'eau remonte par capillarité au premier redoux.
  • Le contre-solin cloué dans le joint de mortier au lieu d'être encastré. Sur maçonnerie ou pierre, l'article 9.26.4.4. réclame un encastrement d'au moins 25 mm et un recouvrement de 150 mm de la maçonnerie. Un simple cordon de scellant tient deux ou trois cycles de gel, pas dix ans.
  • La membrane arrêtée au raccord. Elle doit accompagner le filet d'eau jusqu'en bordure inférieure du toit, pas s'arrêter à 300 mm plus bas parce que le rouleau était fini.
  • Le clouage trop haut. Un clou posé au-dessus de la ligne prévue par le fabricant ne traverse pas le bardeau du rang inférieur. Le rang perd son ancrage, et une bourrasque d'automne le décolle en bloc.

Deux repères tirés du même chapitre I, Bâtiment, aident à juger un travail sans monter sur le toit. La couche de pose se déroule parallèlement au débord, joints recouverts d'au moins 50 mm, et elle recouvre la protection du débord d'au moins 100 mm. Le nombre de fixations, lui, ne descend jamais sous quatre clous ou agrafes non exposés pour un élément de 1 m de largeur. Si l'entrepreneur ne sait pas te dire combien de clous il met par élément, tu as ta réponse.

Un dernier point sur la séquence des corps de métier. Quand un revêtement extérieur, une gouttière et une couverture se rencontrent au même endroit, l'ordre d'exécution compte autant que la qualité de chaque pièce. Le métal se pose avant le revêtement de la paroi latérale, jamais après, sinon il faut découper le fini pour glisser la patte dessous. Fais préciser cet ordre dans la soumission : c'est un signe fiable que l'équipe a déjà fait ce détail plus d'une fois.

Gel-dégel, neige et barrages de glace

Cette petite construction est un obstacle planté au milieu d'un versant. La neige s'accumule en amont, elle fond au contact d'un entretoit trop chaud, l'eau redescend et regèle plus bas. C'est la mécanique du barrage de glace. L'article 9.26.1.2. l'aborde de front : la toiture et ses solins doivent permettre l'écoulement des eaux de pluie, empêcher l'infiltration d'eau et d'humidité, et réduire au minimum l'infiltration causée par des bancs de glace.

Deux leviers en pratique. La protection du débord d'abord : l'article 9.26.5.1. demande un revêtement remontant d'au moins 900 mm depuis la rive et jusqu'à au moins 300 mm à l'intérieur de la face interne du mur extérieur, avec des exceptions explicites au paragraphe 2) : garage non chauffé, abri d'automobile ou porche, avant-toit de plus de 900 mm entre la rive et la face interne de la paroi extérieure, bardeaux posés selon la sous-section 9.26.8., inclinaison d'au moins 1:1,5 (environ 8/12) et régions comptant au plus 3500 degrés-jours. Le devis de l'AMCQ va plus loin : au moins 1 m à l'intérieur de la paroi extérieure, mesuré horizontalement, sans être inférieur à 2 m de largeur depuis la rive.

La ventilation ensuite. L'article 9.19.1.2. fixe les orifices à au moins 1/300 de la surface de plafond isolée, avec au moins 25 % en partie haute et 25 % en partie basse. Ce n'est pas une règle unique : le même article demande 1/150 si l'inclinaison est inférieure à 1:6 (2/12) ou si le toit comporte des solives. Le bulletin nº5 de l'AMCQ rappelle de s'assurer que l'air circule librement dans tout l'entretoit, sans interférence des saillies, cheminées ou séparations coupe-feu. Un volume ajouté sans souci de ce parcours d'air crée une poche morte, et la condensation s'y installe.

Entretien et rénovation, saison par saison

L'ensemble demande peu d'entretien, mais du regard. Deux inspections visuelles par année suffisent pour la plupart des maisons : au printemps après la fonte, à l'automne avant la neige. Ce qu'on regarde, aux jumelles depuis le sol ou par la fenêtre elle-même :

  • Les bardeaux au bas du raccord : granules manquants, coins soulevés, fentes.
  • Le calfeutrage du fronton et du cadrage des fenêtres, qui travaille avec les écarts de température.
  • Le haut du contre-solin : un joint ouvert de quelques millimètres suffit.
  • Le revêtement des jouées : peinture qui cloque, bois gris, mousse dans le bas.
  • À l'intérieur : cerne au plafond, odeur d'humidité, clou rouillé visible dans le support.
  • Les noues, à vider des feuilles et des aiguilles de conifère.

En rénovation, le manuel de l'ACEC note qu'il est presque toujours préférable de poser un nouveau solin métallique sous le contre-solin existant lorsque c'est possible. Traduction : celui qui se contente d'écraser du scellant sur l'ancien solin fait un pansement. Selon le même manuel, le scellant sert à sceller les têtes d'attaches exposées et les coins non soudés, pas comme système d'étanchéité principal.

Si le diagnostic pointe vers la cheminée voisine plutôt que vers cet ouvrage, c'est un autre chantier : voir réparation des fuites autour de la cheminée. Quand l'origine reste floue, une inspection par des pros vaut mieux qu'un démontage à l'aveugle.

Documenter le dégât avant d'appeler qui que ce soit

Un conseil qui n'a rien de technique, mais qui sauve du temps et de l'argent. Avant que quiconque touche à quoi que ce soit, prends des photos : le plafond, la cloison, le plancher, le cadrage, avec une date visible si possible. Note l'heure où l'eau est apparue et la météo de la journée, pluie battante, redoux après une bordée, vent du nord-est. Une infiltration qui n'arrive qu'au redoux ne raconte pas la même histoire qu'une infiltration à chaque averse.

Appelle ton assureur avant de faire réparer, pas après : la plupart des contrats habitation traitent différemment un dégât d'eau soudain et un dégât attribuable à un défaut d'entretien. Garde les factures, même vieilles de cinq ans, elles démontrent que la toiture a été suivie. En copropriété, vérifie la déclaration : dans bien des immeubles, le toit et ses éléments en saillie sont des parties communes.

Pense au voisinage aussi : en rangée, l'échafaudage empiète toujours un peu, et un mot au voisin avant le chantier évite bien des frictions. Vérifie enfin la licence de ton entrepreneur. La Loi sur le bâtiment interdit d'exercer les fonctions d'entrepreneur de construction sans licence en vigueur, et la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) publie un registre public des détenteurs, et la sous-catégorie qui couvre les couvertures est la 7 (isolation, étanchéité, couvertures et revêtement extérieur). Un détail de méthode : une recherche Google te donnera dix opinions contradictoires, le registre de la RBQ te donne un fait.

Comment se déroule une demande

Une précision utile : notre rôle s'arrête à la mise en relation. On n'exécute aucun travail nous-mêmes. On reçoit ta demande, on la valide, puis on te réfère à des entrepreneurs de ta région, jusqu'à trois soumissions, que tu compares ensuite librement. Ce sont eux qui se déplacent, prennent les mesures et signent le contrat avec toi.

La séquence habituelle est simple. Tu décris la situation en quelques lignes, avec l'année de la maison, l'étage concerné et ce que tu observes. Une visite est planifiée ensuite. Certains demandent un accès intérieur, d'autres se contentent d'un premier coup d'oeil de l'extérieur avant de chiffrer quoi que ce soit.

Vient le document écrit. Lis-le au complet plutôt que de sauter au total : les quantités, les marques annoncées, le délai prévu, les modalités de paiement et surtout ce qui est exclu. Deux offres qui ne décrivent pas la même méthode ne se comparent pas par leur montant, et c'est souvent là que se joue la différence entre un chantier réussi et un rappel deux ans plus tard.

Un mot sur le calendrier, parce qu'il change tout ici. La belle saison va d'avril à la fin de novembre selon la météo, et les carnets se remplissent tôt. Une demande déposée en février laisse plus de choix qu'une demande déposée après la première grosse pluie de juin. Les urgences se traitent en deux temps : une intervention temporaire pour arrêter l'eau, puis la remise en état complète quand les conditions le permettent.

Côté administratif, garde tout au même endroit : la demande, les échanges, les documents reçus, les photos avant et après. Vérifie aussi si ta ville exige une autorisation, ce qui arrive souvent quand l'apparence extérieure change.

Quand faire appel à un couvreur

Un cerne au plafond, un bardeau manquant au bas d'une jouée, un contre-solin qui pend : réparation ciblée. Du bois noirci, un support qui fléchit sous le pied, une pente douce posée avec la mauvaise méthode : reconstruction partielle. Dans les deux cas on travaille en hauteur, au-dessus d'un débord. Ce n'est pas un chantier de fin de semaine.

Sur les prix, aucun chiffre ici : le coût de création ou de rénovation varie trop selon la structure existante, l'accès et le matériau pour qu'une fourchette publiée serve à quelque chose. Demande plutôt des soumissions écrites qui détaillent la membrane, le type de solin et le traitement des noues, pas juste un montant global. Pour la remise en état complète d'un versant, voir réparation de toiture sans tracas.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une lucarne et un chien-assis?

Le second est un type de lucarne : celui à un seul pan. Son inclinaison est plus douce que celle du versant principal, ce qui change le bardeau admissible selon le tableau 9.26.3.1. du Code de construction du Québec.

Est-ce que ça nuit à la ventilation des combles?

Elle peut, si son volume coupe le parcours de l'air entre l'entrée basse et la sortie haute. Le bulletin nº5 de l'AMCQ demande de s'assurer que l'air circule librement dans tout l'entretoit, sans interférence des saillies, cheminées ou séparations coupe-feu.

Faut-il une membrane à la base?

Le devis de l'AMCQ, division 4, prévoit une membrane bitumineuse autoadhésive autour de ces ouvrages sur au moins 915 mm sur le support et 200 mm sur le relevé, et jusqu'en bordure inférieure du toit face à celles-ci. C'est une bonne pratique reconnue au Québec, distincte des exigences minimales du Code.

Peut-on en ajouter une à une maison existante?

Techniquement oui, en modifiant la charpente pour reprendre les charges. L'ajout touche la structure, l'enveloppe et parfois l'apparence d'un immeuble protégé, donc on valide l'aspect réglementaire municipal avant de dessiner, et on confie les travaux à un entrepreneur détenant une licence en vigueur de la RBQ.

En résumé

Un ouvrage bien installé ne se remarque pas : un solin à gradins monté rang par rang, une membrane à la bonne place, un entretoit qui respire. Quand un de ces éléments manque, l'hiver montréalais le trouve tout seul.

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Les experts 123Couvreur

Les experts 123Couvreur, c'est un réseau de plus de 50 couvreurs certifiés RBQ qui travaillent sur les toitures résidentielles, commerciales et industrielles partout au Québec. Nos articles sont rédigés et révisés par ces couvreurs d'expérience, pour que chaque conseil soit testé sur le terrain avant d'être publié.

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